Retours et témoignages des jeunes – Cap mission 2011

une fois installé, les missionnaires de Cap Mission sont invités à raconter leurs activités, leurs vies, leurs expériences vécues, de manière régulière dans les circulaires.

Ces circulaires sont ainsi partagés avec les autres missionnaires et avec toute la communauté chrétienne de Lyon. Nous vous proposons de découvrir quelques-uns de ces témoignages

    • Togo 2011 – Sophie Mialhe

    Sophie, en mission depuis 3 ans au Togo, oeuvre dans un centre médical et nous raconte le développement des activités, avec l’arrivée de médecins. Son message, envoyé quelques jours avant les fêtes de Noël 2011 nous plonge vraiment dans le quotidien d’une missionnaire engagée dans le développement d’un projet.

    Très belle année à vous tous qui nous suivez, nous soutenez et nous accompagnez par la
    prière. Merci de votre écoute, cela est important pour nous.
    Quatre mois déjà à Tokombéré. Notre quotidien toujours est rempli de joies et
    d’appréhensions, mais nous pensons que cela restera le cas jusqu’au bout.
    Juliette et Célestine tout d’abord. Elles se sont très bien intégrées dans leur école et
    ont maintenant chacune leur petit groupe de copains qui partagent les jeux et les bobos.
    Juliette (presque 6 ans) grandit à vu d’œil, ses premières dents sont tombées ce qui a été
    l’occasion d’échanger sur les coutumes liées à cet événement avec ses amis. Dans la famille,
    c’est elle qui parle le mieux le fufuldé (une des langues locales, la plus répandue), cela
    surprend et amuse les gens. Elle essaie également de tout porter sur la tête et connait
    maintenant beaucoup de jeux et de chants locaux.
    Célestine (presque 4 ans ) est une vraie petite africaine : elle mange la boule avec
    plus d’appétit que tout ce que nous pouvons lui préparer à la maison, elle porte ses poupées
    dans le dos, et surtout, elle a adopté toutes les expressions, gestuelles et parlées, des
    enfants d’ici. Lorsque nous avons la chance de se voir par caméra (via Skype, sur internet)
    avec nos parents, ils s’amusent de la découvrir ainsi.
    Nous sommes attentifs à tout ce qu’elles vivent ici. Le choléra est parti (ouf !) mais le
    quotidien est encore source de perturbations pour elles et d’appréhensions pour les parents.
    Juliette surtout, est remplie de questions et d’incompréhensions. Il y a régulièrement des
    litiges entre l’éducation que nous souhaitons lui donner et les habitudes des enfants d’ici.
    Cela demande du dialogue, des compromis et des punitions !
    La maison est toujours aussi agréable. Après l’écroulement du mur et l’inondation, le
    jardin est maintenant bien aménagé : un beau mur tout neuf et du sable sur le sol, nous
    avons aussi installé un préau, appelé ici hangar, avec des cannisses en paille, qui sera très
    agréable pendant les grosses chaleurs à venir . Nous avons cependant besoin de nous
    échapper régulièrement de Tok : envie de découvrir la région et besoin de liberté ! Nous
    avons plusieurs fois passé quelques jours à Géré-Fawa, sur le plateau de la montagne Zoulgo,
    où se trouve un boucarou que le Père Grégoire nous a gentiment prêté. Nous avons été
    charmé par cet endroit : beau, sauvage et accueillant. C’est là que nous avons passé la
    veillée de Noël, avec une famille que nous apprécions beaucoup. Nous sommes également
    allés visiter plusieurs villages du diocèse (Mora, Chérem, Ourga, Mblar, Bejeskawé, Kotraba,
    Hagoza…) profitant de la ronde des messes dominicales ou de besoins professionnels. Nous
    avons accompagné Bernard pour son ordination à Ousal ; nous étions à Waza (réserve
    naturelle d’animaux) le 27 décembre avec les girafes, les phacochères, les aigles et les
    gazelles ; à Foulou situé à l’Ouest de Maroua, dans une famille Toupouri pour fêter le nouvel
    an. Plus nous visitons la région et plus nous sommes émerveillés par la gentillesse et la
    générosité des gens comme par la beauté des paysages qui changent rapidement avec la
    saison sèche qui s’installe. Virginie peut, quant à elle et depuis peu, commencer l’inventaire de la bibliothèque
    du Collège Baba Simon. En effet, l’arrivée d’un ordinateur (qui était en réparation depuis 6
    mois), deux mois après la sienne, a coïncidée avec le départ du courant, un incendie ayant
    détruit le compteur électrique ! A présent, tout fonctionne à peu près bien et Virginie est
    soulagée de pouvoir enfin avancer dans la réorganisation de la bibliothèque, un des enjeux
    principaux de sa mission. Les élèves sont de plus en plus nombreux à venir demander
    : « Madame, je voudrais le livre ». Ces multiples occupations parallèles la font courir (ou
    plutôt pédaler) de réunion en réunion !
    Pas le temps de souffler mais lorsque les choses avancent cela vaut le coup. Le
    théâtre, par exemple, dont l’écriture avec 3 élèves du Collège Baba Simon, touche à son
    terme. Une réunion était même programmée pour présenter la pièce, recruter des
    comédiens et préparer un peu tout ça mais elle a été reportée : six mois avant, c’était
    beaucoup trop tôt ! Elle vient aussi de lancer un « club francophone » au Collège, avec un
    groupe de partage de lecture de romans, des activités de découverte de la poésie et du
    théâtre. La première action du club sera de jouer un sketch lors des prochaines Journées de
    Promotion Humaine, grand rendez-vous de dialogue et de débat de l’ensemble des
    communautés paroissiales et ethniques. Programmé tous les 2 ans il mobilise beaucoup
    d’énergie dans toute la paroisse. Elle continue avec détermination et patience
    l’enseignement religieux au Lycée public de Tok, face à la soixantaine d’élèves agités de sa
    classe, ainsi que l’encadrement du saré (sorte de pensionnat de garçon) de Chiga. Elle s’est
    mise aussi à l’apprentissage du Zoulgo et s’est proposée également pour apporter ses
    conseils à la bibliothèque et à la programmation des films au Foyer des jeunes, tout en
    assumant sa vie de maman qui prend un sens tout africain lorsque notre famille s’élargie
    pour accueillir les saréens avec lesquels nous partageons beaucoup .
    Pour pallier le don d’ubiquité qui lui fait défaut, pour soulager ses mollets et en
    prévision des grosses chaleurs, elle a réussi avec brio à dompter la moto que la mission nous
    prête et dont la taille ne semble pourtant pas adaptée à la sienne ! Cela nous permet à
    présent de partager le guidon, lors de nos petites ballades à deux, bien ressourçantes, voir
    même de grandes escapades, lorsque nous suivons le Père Grégoire dans les montagnes,
    pour dire la messe.
    A la menuiserie, le projet avance pas à pas. L’électricité est revenue vers le 20
    Octobre mais les branchements n’ont pas été effectués comme ils étaient auparavant et
    nous avons constaté avec amusement que les moteurs de toutes les machines tournaient à
    l’envers ! Finalement tout est rentré dans l’ordre grâce à l’intervention d’un technicien de
    Maroua et les menuisiers ont pu travailler quelques jours jusqu’à ce que la roue qui entraine
    la courroie de la raboteuse lâche…
    Il a fallu plusieurs tentatives et beaucoup de temps (presque deux mois ) pour faire
    fabriquer cette roue en métal, dans un atelier de Maroua. Au début, elle était si
    déséquilibrée que les vibrations qu’elle occasionnait menaçaient de déboulonner le moteur !
    En attendant, l’atelier peinait à satisfaire les demandes car cette machine est vraiment
    cruciale. A présent, Clément hésite à opérer les dernières petites améliorations qu’il faudrait
    apporter à cette roue de peur que cela les bloque encore un moment car d’autres machines
    sont encore en réparation et les commandes commencent à venir progressivement. L’école
    privée St Joseph d’abord, avec des tables-banc à réparer et à fabriquer et la mission en
    générale qui, avec ses divers projets, est leur premier client. Ensuite il y a aussi des
    particuliers qui demandent : lit, table, banc, tableau noir, cercueil, table de machine à
    coudre, table basse, armoire et quelques travaux de charpente. Depuis quelques jours, un gouvernement provisoire a été élu à la menuiserie. Cette
    élection fut un bon moment pour Clément qui s’est rendu compte qu’il était temps de faire
    prendre des responsabilités aux menuisiers ; c’est un vrai moteur pour la plupart d’entre
    eux. Clément avait jusqu’à présent de grosses appréhensions à ce sujet tant leur niveau
    technique le préoccupait mais il est important de leur faire confiance dès maintenant, de
    mettre à l’épreuve leur autonomie si l’on veut que cela fonctionne sans coopérant demain.
    Pour autant, tout n’est évidement pas réglé car organiser un atelier, ses machines, ses outils,
    ses matériaux onéreux, des transports compliqués et dix égos n’est pas une chose facile, ici
    comme ailleurs. Les réunions du lundi, temps de réflexion hebdomadaire, sont donc parfois
    animées ! Elles sont nourries des inquiétudes des menuisiers quant à l’avenir mais ces
    préoccupations rassurent Clément : cela prouve une prise de conscience qui n’est pas
    toujours aisé de constater dans leur travail. Il va falloir changer tout ça en énergie positive.
    Par ailleurs, Clément poursuit la catéchèse des catéchumènes de première année et
    est depuis peu et malgré sa volonté ( ! ) vice-président du bureau des parents d’élève de
    l’école maternelle de Célestine avec, comme principale mission, de récolter les écolages
    (frais de scolarité) des parents qui ne les ont pas encore réglés.
    Nous vous remercions encore de votre soutien fraternel,
    A très bientôt tout en restant unis par la prière,
    Célestine, Juliette, Virginie et Clément Osio.

    Cameroun 2011 – Famille Osio

La famille Osio nous raconte quelques mois passés à Tokombéré, avec les activités de chacun et l’acclimatation des enfants (de 4 et 6 ans) dans la culture africaine. Découvrez la vie de la famille, entre la restructuration de la bibliothèque, le travail à la menuiserie, la découverte du pays et de la région.

Article janvier 2011
Très belle année à vous tous qui nous suivez, nous soutenez et nous accompagnez par la
prière. Merci de votre écoute, cela est important pour nous.
Quatre mois déjà à Tokombéré. Notre quotidien toujours est rempli de joies et
d’appréhensions, mais nous pensons que cela restera le cas jusqu’au bout.
Juliette et Célestine tout d’abord. Elles se sont très bien intégrées dans leur école et
ont maintenant chacune leur petit groupe de copains qui partagent les jeux et les bobos.
Juliette (presque 6 ans) grandit à vu d’œil, ses premières dents sont tombées ce qui a été
l’occasion d’échanger sur les coutumes liées à cet événement avec ses amis. Dans la famille,
c’est elle qui parle le mieux le fufuldé (une des langues locales, la plus répandue), cela
surprend et amuse les gens. Elle essaie également de tout porter sur la tête et connait
maintenant beaucoup de jeux et de chants locaux.
Célestine (presque 4 ans ) est une vraie petite africaine : elle mange la boule avec
plus d’appétit que tout ce que nous pouvons lui préparer à la maison, elle porte ses poupées
dans le dos, et surtout, elle a adopté toutes les expressions, gestuelles et parlées, des
enfants d’ici. Lorsque nous avons la chance de se voir par caméra (via Skype, sur internet)
avec nos parents, ils s’amusent de la découvrir ainsi.
Nous sommes attentifs à tout ce qu’elles vivent ici. Le choléra est parti (ouf !) mais le
quotidien est encore source de perturbations pour elles et d’appréhensions pour les parents.
Juliette surtout, est remplie de questions et d’incompréhensions. Il y a régulièrement des
litiges entre l’éducation que nous souhaitons lui donner et les habitudes des enfants d’ici.
Cela demande du dialogue, des compromis et des punitions !
La maison est toujours aussi agréable. Après l’écroulement du mur et l’inondation, le
jardin est maintenant bien aménagé : un beau mur tout neuf et du sable sur le sol, nous
avons aussi installé un préau, appelé ici hangar, avec des cannisses en paille, qui sera très
agréable pendant les grosses chaleurs à venir . Nous avons cependant besoin de nous
échapper régulièrement de Tok : envie de découvrir la région et besoin de liberté ! Nous
avons plusieurs fois passé quelques jours à Géré-Fawa, sur le plateau de la montagne Zoulgo,
où se trouve un boucarou que le Père Grégoire nous a gentiment prêté. Nous avons été
charmé par cet endroit : beau, sauvage et accueillant. C’est là que nous avons passé la
veillée de Noël, avec une famille que nous apprécions beaucoup. Nous sommes également
allés visiter plusieurs villages du diocèse (Mora, Chérem, Ourga, Mblar, Bejeskawé, Kotraba,
Hagoza…) profitant de la ronde des messes dominicales ou de besoins professionnels. Nous
avons accompagné Bernard pour son ordination à Ousal ; nous étions à Waza (réserve
naturelle d’animaux) le 27 décembre avec les girafes, les phacochères, les aigles et les
gazelles ; à Foulou situé à l’Ouest de Maroua, dans une famille Toupouri pour fêter le nouvel
an. Plus nous visitons la région et plus nous sommes émerveillés par la gentillesse et la
générosité des gens comme par la beauté des paysages qui changent rapidement avec la
saison sèche qui s’installe. Virginie peut, quant à elle et depuis peu, commencer l’inventaire de la bibliothèque
du Collège Baba Simon. En effet, l’arrivée d’un ordinateur (qui était en réparation depuis 6
mois), deux mois après la sienne, a coïncidée avec le départ du courant, un incendie ayant
détruit le compteur électrique ! A présent, tout fonctionne à peu près bien et Virginie est
soulagée de pouvoir enfin avancer dans la réorganisation de la bibliothèque, un des enjeux
principaux de sa mission. Les élèves sont de plus en plus nombreux à venir demander
: « Madame, je voudrais le livre ». Ces multiples occupations parallèles la font courir (ou
plutôt pédaler) de réunion en réunion !
Pas le temps de souffler mais lorsque les choses avancent cela vaut le coup. Le
théâtre, par exemple, dont l’écriture avec 3 élèves du Collège Baba Simon, touche à son
terme. Une réunion était même programmée pour présenter la pièce, recruter des
comédiens et préparer un peu tout ça mais elle a été reportée : six mois avant, c’était
beaucoup trop tôt ! Elle vient aussi de lancer un « club francophone » au Collège, avec un
groupe de partage de lecture de romans, des activités de découverte de la poésie et du
théâtre. La première action du club sera de jouer un sketch lors des prochaines Journées de
Promotion Humaine, grand rendez-vous de dialogue et de débat de l’ensemble des
communautés paroissiales et ethniques. Programmé tous les 2 ans il mobilise beaucoup
d’énergie dans toute la paroisse. Elle continue avec détermination et patience
l’enseignement religieux au Lycée public de Tok, face à la soixantaine d’élèves agités de sa
classe, ainsi que l’encadrement du saré (sorte de pensionnat de garçon) de Chiga. Elle s’est
mise aussi à l’apprentissage du Zoulgo et s’est proposée également pour apporter ses
conseils à la bibliothèque et à la programmation des films au Foyer des jeunes, tout en
assumant sa vie de maman qui prend un sens tout africain lorsque notre famille s’élargie
pour accueillir les saréens avec lesquels nous partageons beaucoup .
Pour pallier le don d’ubiquité qui lui fait défaut, pour soulager ses mollets et en
prévision des grosses chaleurs, elle a réussi avec brio à dompter la moto que la mission nous
prête et dont la taille ne semble pourtant pas adaptée à la sienne ! Cela nous permet à
présent de partager le guidon, lors de nos petites ballades à deux, bien ressourçantes, voir
même de grandes escapades, lorsque nous suivons le Père Grégoire dans les montagnes,
pour dire la messe.
A la menuiserie, le projet avance pas à pas. L’électricité est revenue vers le 20
Octobre mais les branchements n’ont pas été effectués comme ils étaient auparavant et
nous avons constaté avec amusement que les moteurs de toutes les machines tournaient à
l’envers ! Finalement tout est rentré dans l’ordre grâce à l’intervention d’un technicien de
Maroua et les menuisiers ont pu travailler quelques jours jusqu’à ce que la roue qui entraine
la courroie de la raboteuse lâche…
Il a fallu plusieurs tentatives et beaucoup de temps (presque deux mois ) pour faire
fabriquer cette roue en métal, dans un atelier de Maroua. Au début, elle était si
déséquilibrée que les vibrations qu’elle occasionnait menaçaient de déboulonner le moteur !
En attendant, l’atelier peinait à satisfaire les demandes car cette machine est vraiment
cruciale. A présent, Clément hésite à opérer les dernières petites améliorations qu’il faudrait
apporter à cette roue de peur que cela les bloque encore un moment car d’autres machines
sont encore en réparation et les commandes commencent à venir progressivement. L’école
privée St Joseph d’abord, avec des tables-banc à réparer et à fabriquer et la mission en
générale qui, avec ses divers projets, est leur premier client. Ensuite il y a aussi des
particuliers qui demandent : lit, table, banc, tableau noir, cercueil, table de machine à
coudre, table basse, armoire et quelques travaux de charpente. Depuis quelques jours, un gouvernement provisoire a été élu à la menuiserie. Cette
élection fut un bon moment pour Clément qui s’est rendu compte qu’il était temps de faire
prendre des responsabilités aux menuisiers ; c’est un vrai moteur pour la plupart d’entre
eux. Clément avait jusqu’à présent de grosses appréhensions à ce sujet tant leur niveau
technique le préoccupait mais il est important de leur faire confiance dès maintenant, de
mettre à l’épreuve leur autonomie si l’on veut que cela fonctionne sans coopérant demain.
Pour autant, tout n’est évidement pas réglé car organiser un atelier, ses machines, ses outils,
ses matériaux onéreux, des transports compliqués et dix égos n’est pas une chose facile, ici
comme ailleurs. Les réunions du lundi, temps de réflexion hebdomadaire, sont donc parfois
animées ! Elles sont nourries des inquiétudes des menuisiers quant à l’avenir mais ces
préoccupations rassurent Clément : cela prouve une prise de conscience qui n’est pas
toujours aisé de constater dans leur travail. Il va falloir changer tout ça en énergie positive.
Par ailleurs, Clément poursuit la catéchèse des catéchumènes de première année et
est depuis peu et malgré sa volonté ( ! ) vice-président du bureau des parents d’élève de
l’école maternelle de Célestine avec, comme principale mission, de récolter les écolages
(frais de scolarité) des parents qui ne les ont pas encore réglés.
Nous vous remercions encore de votre soutien fraternel,
A très bientôt tout en restant unis par la prière,
Célestine, Juliette, Virginie et Clément Osio.