Retour sur les étudiants lyonnais du 14 mars 2016

 

Intervention de Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Jubilé de la miséricorde : comment le vivre ?

 (Avertissement : il s’agit de notes prises par l’équipe de la pastorale des Lyonnais à Paris ; le cardinal Barbarin ne les a pas relues, et elles ne l’engagent nullement.)

I) La visite du cardinal en Afrique (février 2016)

 

Le diocèse de Lyon est jumelé avec le diocèse de Koupéla depuis 1956. C’est le premier jumelage interdiocésain mondial. Le contexte dans lequel il voit le jour est celui de la naissance d’un épiscopat africain, voulue par le pape Pie XII. Koupéla était alors en Haute-Volta, actuel Burkina Faso.

En 2006, nous avons célébré les cinquante ans de ce jumelage (j’étais archevêque de Lyon depuis 2002), et la fête a rassemblé des évêques de toute l’Afrique de l’Ouest. À l’époque, j’avais rencontré Mgr Dieudonné Yougbaré, le tout premier évêque de Koupéla, déjà très âgé, et dont la personnalité m’avait touché. J’avais demandé instamment à être présent à son enterrement lorsqu’il mourrait, et j’ai pu en effet faire le déplacement en 2011.

Cette année, pour les 60 ans du jumelage donc, l’événement avait moins d’ampleur, ce qui m’a permis d’entrer plus véritablement en contact avec le pays et ses habitants. Il y a 17 % de catholiques là-bas. En visitant des paroisses, ce qui m’a marqué, c’est qu’il faut 4 ans de formation pour devenir catéchiste ! Ils prennent cela très au sérieux, et les catéchistes tiennent vraiment la communauté.

Un des principes du jumelage est d’associer une école du diocèse de Koupéla et une école lyonnaise. Pendant le carême 2014, j’avais proposé aux élèves lyonnais de donner chacun un euro, et avec l’argent récolté, on a pu ouvrir un collège. Je l’ai inauguré lors de ma visite : ils l’ont appelé le collège « Philippe Barbarin » ! C’est parce qu’ « ils n’aiment pas les morts » ! Ce n’est pas tout à fait le même format que chez nous, il y aura 74 élèves par classe.

J’ai mis aussi mon voyage à profit pour aller au Niger, à Niamey. Le Niger est un pays très majoritairement musulman (à 98,5 %). Les chrétiens ont beaucoup souffert d’exactions subies après que le président du Niger a témoigné son soutien à la France pendant la manifestation « après-Charlie » du 11 janvier [2015]. Mais j’ai été extraordinairement ému par la personne de l’évêque de Niamey : c’est le premier Africain à ce siège. Pas un mot de revanche dans sa bouche ! Que de la paix, de la douceur : il dit qu’il va reconstruire, qu’ils ont reçu de l’argent mais qu’il faudra être humble, reconstruire petitement, patiemment, etc.

J’ai terminé mon voyage par le Congo, à Kinshasa, où j’ai prêché la retraite des évêques du Congo, sur le thème de la miséricorde, justement. Ce genre de voyage contribue vraiment à donner un cœur catholique.

À Lyon, nous avons deux autres jumelages interdiocésains : l’un avec le Liban (Antélias), lancé par le cardinal Decourtray au moment de la guerre dans les années 80 ; et l’autre avec Mossoul, en Irak, que j’ai initié pour soutenir les chrétiens d’Irak tant qu’ils n’auront pas pu rentrer chez eux. Fin juin (le 25-26), tous les évêques de ces diocèses vont être invités à Lyon : ils concélèbreront les ordinations sacerdotales avec moi, puis nous ferons un colloque sur l’apport de ces jumelages à notre vie diocésaine. Selon moi, les jumelages donnent au diocèse de Lyon une dimension profondément missionnaire.

 

 

II) Le jubilé de la miséricorde

 

Le pontificat de Jean-Paul II a été bien rempli, mais aujourd’hui une phrase se détache nettement des autres : «  Ouvrez tout grand les portes de votre vie au Christ ! » (homélie de sa messe d’intronisation, 22 octobre 1978). Or le Christ, c’est la miséricorde de Dieu. Dans le Salve Regina, on dit de Marie qu’elle est « mère de miséricorde », mater misericordiae, ce qui signifie bien que « miséricorde » est le vrai nom du Christ. À ce titre, deux grands passages de l’Évangile sont à relever : la chrismation (i.e. le baptême de Jésus) et la Transfiguration. Dans les deux cas, la voix du Père se fait entendre pour dire qu’en Jésus est toute son « eudokia », toute sa miséricorde.

 

À Łagiewniki, tout près de Cracovie, dans la basilique de sainte Faustine Kowalska, Jean-Paul II a souligné aussi que la miséricorde n’est pas une qualité, pas un attribut, pas une action de Dieu, mais que c’est le nom de Dieu. Puis à la fin de sa vie, il a cette phrase : « La miséricorde, c’est le fil rouge de mon pontificat ».

Dans la bulle d’indiction du jubilé de la miséricorde (cf. en pièce jointe), François rappelle que le titre de la deuxième encyclique de Jean-Paul II (1980) est Dives in misericordia, riche en miséricorde. François dit que cette citation de l’épître aux Éphésiens (Ep 2,4) l’avait supris. Elle s’intègre dans la logique des trois premières encycliques de JPII : d’abord le Christ (Redemptor Hominis), qui donne accès au Père (Dives in misericordia), et se donne au monde (Laborem exercens).

 

Parallèlement, la langue française a abandonné ce mot de « miséricorde ». Dans le Magnificat, on l’a traduit à chaque fois par « amour » (en latin : misericordia,en grec : eudokia). C’est très bien, mais amour est un mot-valise… J’ai cru longtemps que c’était parce que le mot « miséricorde » fait vieillot, gentillet. Mais Jean-Paul II, dans l’encyclique de 1980, est plus sévère : il pense (et François à sa suite) que ce mot est évité parce que l’homme est orgueilleux ; il cherche à nier le concept pour éviter d’avoir à ouvrir sa porte à la miséricorde de Dieu qui veut le guérir, le régénérer. Le cardinal allemand Walter Kasper, dans son grand livre sur la miséricorde (La Miséricorde, Notion fondamentale de l’Évangile, Clé de la vie chrétienne, 2015), a même un chapitre entier sur l’abandon du mot.

Dans la pensée du pape François, le mot est majeur : il est même dans sa devise, « Miserando atque eligendo », « par miséricorde et par élection ». C’est une allusion à l’épisode de l’appel du publicain Matthieu dans Mt 9,9. Ce passage est frappant : Jésus vient de faire dix miracles pour guérir des malades, des paralysés, des possédés, etc. mais c’est après l’appel de Matthieu qu’il dit la phrase « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » (Mt 9,12). La maladie la plus grave est bien la maladie de l’argent, la maladie spirituelle.

Il y a aussi l’histoire personnelle du pape François, ce souvenir d’avoir reçu, à l’âge de 17 ans, sa vocation, au moment où il venait de se confesser. Toujours est-il qu’après diverses tentatives pour faire un jubilé (Benoît XVI avait manqué de temps, avec l’année saint Paul, pour les deux millénaires de sa naissance, et l’année du sacerdoce, pour les 150 ans de la mort du curé d’Ars), François a décrété un jubilé extraordinaire. C’est, dit-il, la seule façon de « décoincer » le monde, de laisser Jésus, la miséricorde de Dieu, venir en nous, toutes portes ouvertes. La miséricorde, c’est le fleuve de l’amour de Dieu qui arrive sur le monde pour l’irriguer et le féconder, à travers la personne de Jésus.

 

Le mot lui-même.

En français, on entend « misère » et « cœur », mais il faut aller voir d’autres langues pour comprendre toutes les ramifications du mot. En anglais, c’est « mercy », comme la grâce : tous les lieux où Dieu nous fait grâce. En grec, c’est « eudokia », c’est le même mot que dans le chant des anges à Noël, si pauvrement traduit par « paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». Il faudrait dire « paix aux hommes de sa miséricorde », « aux hommes, à qui il fait miséricorde ». Le grec emploie aussi « eleos » (notamment dans la cinquième béatitude, celle du milieu : « heureux les miséricordieux »). En malgache, on demande à Dieu « mamindra fo », ce qui veut dire littéralement : « transfère ton cœur dans le mien ». Dans toutes les langues, donc, le mot prend un relief différent. Que dit la Bible ?

 

Dans le livre de l’Exode, Walter Kasper relève l’étrange formule par laquelle Dieu se révèle à Moïse dans le buisson : « Je suis celui qui suis » (Ex 3,14). Kasper propose de traduire plutôt : « je serai là, et je serai là ». C’est déjà une manière d’annoncer la miséricorde, un peu comme dans le livre d’Isaïe : « Même si une mère abandonnait ses enfants, moi je ne t’oublierai pas » (Is 49,14).

Le passage crucial, dont il faut commenter presque chaque mot, est au chapitre 34 du livre de l’Exode. Au chapitre 32, Moïse avait brisé les tables dans sa colère contre le peuple qui adorait le veau d’or. Deux chapitres plus tard, il remonte sur la montagne, et écrit la loi dans la pierre cette fois (à la différence des péchés des hommes, que Jésus écrit dans la poussière face à la femme adultère ! cf. Jn 8). Juste après, Dieu se révèle : « Le Seigneur, le Seigneur, tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération » (Ex 34,6). Cette phrase est d’ailleurs reprise de partout dans la Bible, comme au psaume 102 (le verset 8). Chaque mot est important.

1) « tendre » traduit l’hébreu rahoum. C’est un mot très important chez les juifs et les musulmans. Il désigne aussi bien la matrice maternelle que les entrailles d’un père. Par exemple, le fils prodigue est dans les entrailles de son père, qui le guette chaque jour pour voir s’il ne vient pas à l’horizon. Le peuple juif est tout particulièrement porté dans les entrailles du Père (même s’il a été choisi, élu, pour être serviteur de la miséricorde de Dieu pour toutes les nations). Notez aussi que c’est le même mot qu’on trouve dans le cantique de Zacharie : « grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu » (Lc 1,78). La traduction, ici encore, manque de relief…

2) « miséricordieux ». Dans le mot utilisé en hébreu, il y a la même racine que dans le prénom Jean, « io-hannan » : Dieu fait grâce. Le mot hébreu signifie donc « grâce », et même « beauté » (un peu comme dans les expressions françaises : « votre grâce », ou « j’ai reçu la grâce de… »). Pour entendre la richesse de ce mot, il faut relire la lecture que l’on proclame à tous les mercredis des Cendres, ce passage du livre de Joël où on trouve exactement le même mot (Jl 2,13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ».

3) « lent à la colère ». Attention aux images d’Épinal ! Dieu se met en colère ! Regardez Jésus, dans son discours contre les pharisiens (Mt 23) : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux », on ne peut pas dire que ce soit tendre. Saint Paul donne un très bon conseil, dans un passage qu’on ne lit absolument jamais à la messe : « Laissez agir la colère de Dieu » (Rm 12,19). En effet, la colère de Dieu nous fait du bien, elle n’est que miséricorde, elle aussi. Par exemple, le passage où Jésus chasse les marchands du temple (Jn 2,13-25) est très présent à moi lorsque, juste après avoir communié, mes pensées s’égarent. Alors j’entends Jésus crier : « Jette-moi tout ça dehors ! », et cela me fait du bien ! Il ne faut pas avoir peur : dans le passage de la femme adultère, je me dis que les scribes qui partent auraient dû rester, ils auraient été pardonnés… Jésus, là, ne se met pas en colère, ni contre la femme, ni contre ceux qui voulaient le prendre au piège.

4) « plein d’amour ». C’est le mot hébreux heseb, qu’on entend en français dans le mot familier « rab ». C’est aussi le mot qu’on retrouve dans « hasidim » : les juifs hasidim sont ces juifs fervents, qui sont pleins de la joie de la loi et prient sans cesse. Ce serait mieux de traduire ce mot par « fidèle », « plein de fidélité ».

5) « et de vérité ». Ici, c’est le même mot que dans amen. À chaque fois qu’on dit « Amen » à la fin d’une prière, on fait une sorte de petit serment, qui veut dire : « oui, c’est vrai ! ».

 

Un autre passage central pour la miséricorde, dans la Bible, et que relève aussi Walter Kasper, est le livre d’Osée. Osée fait partie de ce qu’on appelle  les petits prophètes. Son livre est coupé en deux. D’abord, c’est Dieu qui accuse son peuple. Dans Os 2, on trouve des mots durs dans la bouche de Dieu : « prostituée », « reniée », « non-aimée ». Mais en Os 11,8, Dieu dit : « Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent ». C’est ce retournement du cœur de Dieu, de ses entrailles (splanchna, en grec), qui est si évocateur ici.

On voit donc qu’il ne faut pas enfermer cette notion si riche de miséricorde uniquement dans un mot !

 

Le Magnificat.

Dans la nouvelle traduction liturgique, on a réussi à réintroduire le mot « miséricorde » une fois, mais c’est heureusement dans le passage le plus central : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge ». Je voudrais vous montrer pourquoi cette phrase est le pivot de toute la prière de la Vierge Marie.

Au moment de l’annonce de l’ange, Marie reçoit pour ainsi dire un choc psychologique. Toutes les femmes juives rêvent d’être la mère du Messie, et c’est moi que Dieu a choisie ? Pourquoi moi ? Elle est un peu dépassée par l’irruption de la grandeur de Dieu dans sa vie, par la réponse mystérieuse de l’ange (« La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre »). Alors elle se raccroche au seul indice concret : sa cousine Élisabeth.

Marie part donc « en hâte », « avec empressement », chez sa cousine. Or  après avoir saluée Élisabeth, celle-ci répond cette phrase extraordinaire : « Comment ai-je cette joie que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Or Marie est enceinte depuis quelques jours seulement, cela ne se voit pas à l’œil nu ! Mais c’est sans doute cette expression, « la mère de mon Seigneur », qui lui donne cette confirmation dont elle avait besoin, et elle explose dans son chant de joie du Magnificat !

« Mon âme » est mal traduit. En grec, c’est psuchè, sa psychologie, sa personnalité. Marie est bouleversée par la grandeur du Seigneur. Puis « mon esprit » : elle est donc saisie dans son être entier, corps, personnalité, vie spirituelle. « Il s’est penché sur son humble servante » : en grec, le verbe a vraiment une nuance de regard (epeblepsen).

Mais alors, pourquoi ? Parce que cela a toujours été comme ça, pour tout le monde : « sa miséricorde s’étend d’âge en âge ». Marie ne chante pas ses exploits, elle chante la grandeur de Dieu ; et à partir de cette phrase, elle ne parle plus jamais d’elle, mais se livre à une litanie de la grandeur de Dieu, au présent.

Regardons-la de plus près. Si on lit le Magnificat de façon superficielle, on peut penser que Dieu est gentil avec les gentils, et méchant avec les méchants (les riches, les puissants…). Mais pas du tout ! Dieu est bon avec tout le monde ! Renvoyer les riches les mains vides, cela leur fait du bien. Renverser les potentats idolâtres de leur pouvoir, cela les libère de l’esclavage. Dieu adapte l’expression de sa miséricorde en fonction de chacun.

Au verset 54, « il relève Israël son serviteur ». La traduction rend mal le côté vigoureux du verbe grec antilambano. Il prend Israël et le bouscule, le cogne ! Le grec dit « Israël pais », son enfant Israël. Dieu est un bon Père pour Israël, qu’il le gronde ou le secoure. C’est ce qu’essaient de révéler au peuple les prophètes comme Jérémie : le prophète a pour mission de dire la parole de Dieu en secouant le peuple lorsqu’il s’amollit dans la prospérité, et en le réconfortant lorsqu’il est dans la détresse. Cela fait penser à la parabole de l’homme qui envoie ses fils à la vigne (Mt 21,28-32). « Un homme avait deux fils », et ça va mal avec les deux. Le Père a donc des milliards de fils, et ça va mal avec tous ! Le seul avec qui ça va, c’est le Fils unique.

Ensuite « il se souvient de sa miséricorde ». Il faut bien comprendre ce que signifie la mémoire ici. Elle apparaît aussi dans le cantique de Zacharie. Pour les juifs comme pour nous, mémoire signifie aussi présence. Lorsque Jésus dit « Faites cela en mémoire de moi », ce n’est pas juste une journée du souvenir.

 

Le Magnificat de Marie est le plus bel hymne à la miséricorde de la Bible, mais il y en a d’autres, et ce peut être une bonne démarche, pour l’année de la miséricorde, d’aller les lire et les apprendre par cœur. Le psaume 102, par exemple, est le Magnificat de l’Ancien Testament. Il commence par une montée vers Dieu : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! », puis il y a un pivot : « Car il… », puis le psalmiste énumère toutes les bontés de Dieu.

Il y a aussi le Magnificat de Jésus, en Lc 10,21. Les disciples reviennent de mission, puis « Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit :  »Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » ». C’est le seul endroit de l’Évangile où Jésus dit « oui » à son Père. Il faut bien l’écouter, quand nous aussi nous avons à dire un « oui » qui nous engage. Jésus, c’est le « oui » de Dieu au monde, sa promesse qui se réalise tous les jours (cf. « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde », dernière phrase de Jésus dans l’Évangile de saint Matthieu).

 

Bien vivre le jubilé de la miséricorde, ce n’est pas se focaliser uniquement sur le sacrement de la réconciliation. C’est aussi, en amont, laisser la parole de Dieu venir en nous, laisser la grâce de notre baptême couler en nous comme une source – et bien sûr aussi, laisser le pardon de Dieu agir. Et, en aval, ce sont les œuvres de miséricorde corporelle (qu’on trouve énumérées en Mt 25), et de miséricorde spirituelle (cf. le n°15 de la bulle du pape) – par exemple, aider ceux qui doutent, supporter les casse-pieds, etc.

Les portes de l’année sainte sont là pour nous faire entrer dans le royaume de la miséricorde de Dieu !